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Termes Techniques:

Armes ou Armoiries :  Fers à dorer à la main ou plaques à dorer au balancier, portantArmoiries des armes, écussons ou chiffres que l’on dore sur les dos ou sur les plats. Les armoiries peuvent appartenir à une famille, une ville ou une région.

 

Balancier ou presse à dorer :  Depuis les temps les plus reculés il a été fait usages de357423 presses pour la gaufrure des peaux. Les premiers balanciers pourvus d’un système de chauffe (des boulons rougis) ont servi au tirage des armoiries. Le balancier est donc une presse où l’un des deux plateau chauffe une plaque gravée qui y est fixée. La forte pression conjuguée à un chauffage très stable, permet le tirage en série de plaques finement gravées. Aujourd’hui, les presses à dorer sont équipées de systèmes hydrauliques et de commandes numériques.

Blanc d’œuf : Le blanc de l’œuf est utilisé depuis toujours comme apprêt pour la réalisation des dorures sur cuir mais aussi des dorures sur bois. Pour utiliser l’albumine, on sépare d’abord le blanc du jaune, puis ou prépare un entonnoir dans lequel on place un coton imbibé d’un peu de vinaigre blanc. On passe le blanc d’œuf dans l’entonnoir qui retient ainsi le glaire et on obtient l’albumine. On prépare l’albumine en l’additionnant de vinaigre blanc, la proportion étant variable selon la porosité et la couleur des peaux à dorer. L’apprêt est déposé avec  une petite éponge fine ou avec un pinceau en une ou deux couches. Après un temps de séchage approprié au travail, l’or sera couché dessus, et les outils chauffés vont pousser le motif. A cet instant, l’albumine va comme fondre partiellement et coller l’or aux endroits de contact avec l’outil. Avec un chiffon doux, le doreur retire le surplus d’or et le motif reste. Depuis quelques décennies les doreurs sur cuir utilisent un apprêt industriel. L’avantage du blanc d’œuf est d’offrir la garantie d’une grande stabilité dans le temps comme en témoignent les dorures des siècles passés, mais aussi d’une grande stabilité au niveau chimique. L’albumine ne se dégrade pas et ne développe pas d’acidité qui endommagerait le cuir et modifierait la couleur de la dorure. Ainsi, la dorure à l’albumine est idéale et recommandée dans un travail de restauration.

Casse : Boîte plate en bois à compartiments dans laquelle on classe par ordreCasse de dorure alphabétique les caractères en bronze servant à dorer des titres. Ce terme s’utilise en imprimerie. En haut de la boîte on range les majuscules, le « haut de casse », et en bas on range les minuscules, le « bas de casse ».

Chasses : Se dit des parties du carton qui dépassent les feuilles du volume relié.
Coiffes : C’est la partie de la peau avec laquelle on recouvre le volume et qui se rabat sur la tranchefile.

Composteur : C’est l’outil qui sert à composer la ligne de titre. Il s’agit d’un ensemble en Composteurbronze, présentant une rainure, comme un petit rail, dans lequel le doreur place les caractères mobiles.
Les caractères sont centrés avec des quadrats et des quadratins, et une vis, sur le côté droit maintient l’ensemble fermement. L’outil est pourvu d’un manche et est utilisé dans la dorure à la main.

Couchure : On désigne par couchure l’application de l’or en feuilles, sur la couverture, sur le dos, ou sur les tranches d’un livre, avant de pousser les outils chauffés. On dit coucher l’or, coucheur d’or. On utilise généralement de l’huile d’amande douce pour que la feuille adhère au cuir et ne s’envole pas, on utilise également le sébum corporel et le suif selon les peaux.

Caissons ou Compartiments : Espaces compris entre les nervures (ou nerfs) qui garnissent le dos d’un volume. On donne le nom de dorure à compartiments aux ornements  encadrés de filets que le doreur exécute dans les entre-nerfs.

Dos à Nerfs : Se dit d’un dos de volume pourvu de nerfs saillants, lesquels sont le résultatNerfs sertis de la couture sur nerfs ou l’imitation de cette dernière.

 

 

Dos Long : Se dit d’un dos de volume ne présentant pas de nerfs saillants.Encadrements Dos Long

 

 

 

 

Endosser : Se dit de la formation du dos d’un livre à relier, c’est à dire donner au dos une forme arrondie, et faire toutes les opérations pour le raffermir dans cet état.

Fers à Dorer : Outils gravés sur bronze (ou sur acier), pour la dorure et la gaufrure sur cuir à la main et au balancier. Les Petits Fers sont les gravures de petites dimensions, dont on se sert pour composer les ornements délicats recherchés par les amateurs.

Fleuron : C’est un ornement, un fer à dorer. Il est composé d’une partie gravée de laquelle part une tige ce qui permet d’y fixer un manche en bois pour l’utiliser.

Froid Naturel ou Gaufrure ou Dorure à Froid  : Impression à sec, c’est à dire sans or DSC00451ni couleurs, de tout ornement poussé sur le cuir. On donne également à cette technique le nom de dorure à froid ou froid naturel. On dit pousser ou tirer à froid, bien qu’il soit indispensable de chauffer les gravures, pour pouvoir les imprimer et d’humidifier légèrement le cuir préalablement afin que l’impression soit bien nette et brillante.

Glairer : Se dit des couches de blanc d’œuf, que le doreur applique au pinceau ou à l’éponge, sur les peaux ou les toiles du volume pour le préparer à la dorure.

Lettre à tige : Ces lettres sont semblables aux fleurons à savoir que cet outil comprend une DSC01568partie gravée et une tige en métal pour y fixer un manche. Il y a donc une lettre par outil. Les lettres à tige sont utiles pour obtenir des caractères grand format qui seraient très difficiles à pousser si elles étaient en composteur car la pression demandée serait trop importante.

 

Nerfs ou Nervures : Parties saillantes produites sur le dos des livres, soit par la couture sur nerfs ou sur ficelles, de même que par les diverses imitations, soit en peau ou en carton, de ce genre de couture. On les nomme alors faux nerfs.

Palette : Genre de fer à dorer à la main, en forme de T, dont la partie transversale est plus ou moins longue et cintrée. Sur le champ de cette traverse sont gravés des filets, ou des ornements propres à la dorure à la main.

Plaques : On désigne sous ce nom les ornements gravés sur bronze (ou aujourd’hui surDSC01651 magnésium), destinés à être dorés au balancier. On parle de dorure « à la plaque ».

 

Queue : Partie inférieure du volume ou tranche inférieure.

Reliure en Plein et Demi-reliure : La reliure pleine, ou en plein, est celle dont la couverture est entièrement recouverte en peau ou en tissu. La demi-reliure est celle dont le dos seul et une partie du plat, sont recouverts en peau ou toile; les demi-reliures ont parfois les coins ou les bandes côté gouttière également garnis de peau, on les appelle alors des demi-cuir à coin ou demi-cuir à bandes.

Remplis : Les remplis sont ces parties de la couvrure qui reviennent à l’intérieur du plat. Ordinairement, ces remplis sont recoupés et la garde est placé de manière à créer un encadrement bien régulier.

Roulettes : Petites roues, dont le champ est gravé à filets ou ornements quelconques. Il en faut de tous genre au doreur qui s’en sert pour l’ornementation des plats, des remplis et pour les travaux de gainerie.

Semis :  On entend par semi, un décor composé par la répétition d’un même fleuron. DSC00266Par exemple un semis d’étoiles, un semis de fleurs de lys.

 

 

Singe : on appelle le singe le caractère typographique  » &  » signifiant le « et » de liaison.Singe On le surnomme ainsi à cause de son dessin de singe assis.

 

 

 

Singer : ce mot appartient plutôt au jargon des imprimeurs qu’à celui des doreurs. Il désigne l’action de la composition à la main avec les caractères typographiques. Celui qui compose regarde un modèle, qui est à l’endroit, mais les caractères et la composition sont à l’envers. Comme un jeu de miroir.

Tête : Haut du volume ou tranche supérieure du volume.

Titre à la Chinoise : dans cette manière de titrer, les lettres sont placées seules, comme des Titre à la chinoisefleurons, centrées sur le dos, et la lecture se fait de haut en bas.

 

 

 

 

 

Titre en Long : cette manière de titrer est utilisée quand le volume présente une épaisseur insuffisante pour un titrage conventionnel. Le titre est alors poussé sur une seule ligne et la lecture se fait alors de bas en haut. ​Ces titres en long sont d’ailleurs un héritage de l’époque où les livres étaient rangés à plat.